c’est décidé, quand je serai grande j’aurai toujours des sacs, beaucoup de sacs. Et des valises. Et des cartons. Plus jamais je n’aurai à mettre les précieuses affaires que je trimbale pathétiquement depuis maintenant…cinq ans dans ces misérables sacs poubelles. Au final, tout ça se résume -en moyenne- à un sac poubelle de plus par an. Et chaque fois, autour du 30 juin, ça fait le même effet.
Enfin la chambre qu’on a mis un an à remplir résonne à nouveau, et chaque bruit fait dans le vide surprend. Le dernier truc que j’emballe, c’est systématiquement mes vêtements et mon enceinte. Tout ça pour dire que, oui, parfois on apprend de ses erreurs, mais pas forcément non plus. Il y aussi ceux qui se font plaisir à refaire les mêmes, juste pour voir si au bout du compte ce sera pareil. On passe un peu notre vie à défier un temps cyclique. C’est un peu triste, mais à bien regarder, on est globalement pas mal tristes. Tenez, par exemple,(j’aime bien cette expression, on se croirait chez la poissonnière à Névache) aujourd’hui, une belle preuve qu’on est bien assez cons pour refaire les mêmes erreurs: le petit Nicolas, devenu Agnan l’intouchable, met la main sur le dernier endroit où pouvait encore éventuellement se planquer notre bêtise gratuite, ie. la télé. Moi ça me rappelle des trucs, et j’étais même pas née pourtant. Lui oui. CQFD.
Demain c’est mon dernier jour d’école. Je mets mon Pitch dans mon sac, tout de suite. Ou alors je chiperai le kinder pingui de Nathalie. Yes !